Ivan Brazov

Bibliographie

  • Quand la Terre s’eveillera, Juin 2010
  • Les Normands, Tome 3, Derriere l’horizon, Mars 2008
  • Les Normands, Tome 2, Le Roi et l’empereur, Decembre 2006
  • Les Normands, Tome 3, La Douve, Mai 2006

Biographie

Ivan Brazov

Je suis né à Vichy en 1948

En 1970 je fais mes premiers pas dans le journalisme de Radio à RTL à Paris

Huit années plus tard, sur un coup de cœur, je décide contre vents et marées, autrement dit contre tous, de vivre sans retenue ma passion des voyages, une quête de toujours, une envie compulsive de tenter de passer derrière l’horizon – Je n’ai pas titré innocemment « Derrière l’horizon » le tome trois de la trilogie Les Nörmands…

Pour cela, j’embarque sur Marambaïa, un voilier de 35 pieds (10,50m), un petit ketch à la coque d’acajou et de chêne, aux mâts en pin d’Oregon.

Pendant six années encore, je sillonnerai les mers du globe. Une vie simple et frugale semée de joies et d’amertumes, comblée par les rencontres, illuminée par tant de couchers de soleil et de sauts de dauphins à mon étrave.

Je deviendrai, ensuite, skipper professionnel sur un autre ketch en acier de 23 mètres que je convoierai des Baléares à Phuket en Thaïlande avant de musarder pendant deux ans dans les mers de Chine.

Un jour, il faudra bien que je vous conte cette extraordinaire histoire où, comme dans tous les bons romans d’aventures, on tremble dans les tempêtes, on cache l’amour perdu, on se bat à mort contre des pirates, on se cherche, on croit se trouver alors qu’en fait on vit une fuite en avant qui invariablement vous fait, un jour, poser le sac sur le quai qui vous avait vu partir….

C’est ce que j’ai fait en 1985, laissant, non sans un pincement au cœur, ce cher Marambaïa dans le port de Djakarta en Indonésie…

Heureusement, le capitaine, n’avait pas tué le journaliste. En France, votre numéro de carte de presse vous est attribué à vie…

Je découvris donc le monde de la télévision sur antenne 2 en tant que chroniqueur dans l’émission, A nous deux, animée à cette époque par Julien Lepers, puis intégrai la rédaction de la Cinq.

Une autre très belle aventure, une cinquantaine de documentaires pour les émissions Nomades et Reporters…Des prix, entres autres, le scoop d’or d’Angers, l’ancre d’or de Toulon, etc… 
Des correspondances de guerre, terribles et fascinantes où la folie des hommes vous renvoie inéluctablement à votre propre image… Une année presque complète à couvrir le conflit de la Yougoslavie. Noël 91, Osiek en Croatie, mon dernier reportage quelques mois avant la fermeture de la Cinq… Dans une tranchée glacée et boueuse, des soldats décoraient un sapin avec des balles de mitrailleuses…

On ne fait pas ce genre de travail en en sortant indemne.

Quand la Cinq s’est éteinte, je me suis tourné à nouveau pour un temps vers la mer… en produisant et réalisant pour RFO l’émission l’Or Bleu, la couleur dominante de mère notre Terre…

C’est à cette époque que je pris conscience du drame écologique que nous sommes en train de vivre, que la corne d’abondance se tarissait mais que notre boulimie restait sans fin…

On ne forge pas son destin aussi facilement que l’on voudrait nous le faire croire.

Les guerres m’ont rattrapé… Celle de L’Angola où j’effectuai de nombreuses couvertures comme photographe, puis la Palestine, encore l’ex-Yougoslavie, le Kosovo…

Rédacteur en chef à Paris de M’news Télévision, une agence de presse, quelques années plus tard, rédacteur en chef à Brest d’un magazine télé sur la mer pour Tv Bhreiz… L’envie d’écrire me taraudait. La soixantaine approchait… Il y avait cette histoire de Vikings-Normands au yeux bleus et aux cheveux d’or que j’avais croisée en Sicile un jour où, avec Marambaïa, j’avais jeté l’ancre dans la baie de Palerme

La trilogie est née… L’écrivain se forge et se réalise sur une page blanche…

Coup de chance, les trois livres rencontrent un accueil favorable auprès d’un nombre conséquent de lecteurs… J’aime écrire et ce modeste succès m’autorise à poursuivre cette nouvelle aventure.

Là-bas, aux confins de la province de L’Alberta, au bord d’un lac jadis poissonneux, un petit village d’Indiens aux noms normands subit de plein fouet la folie de notre boulimie…Comme la grenouille de la fable nous croyons pouvoir nous gonfler au point d’être plus gros que le bœuf… Une belle parabole. Le bœuf, c’est la Terre. Et si elle choisissait de s’éveiller sur les rives d’un lac sacré où les Indiens vont chercher leur âme ?

C’est l’histoire de mon dernier livre….

Le prochain me demande encore pas mal de recherches historiques. Il aura pour théâtre la Normandie, l’océan et le Brésil. Au début du seizième siècle… Un marin quittera le port de Honfleur pour tenter lui aussi de passer derrière l’horizon… A suivre…